Quand consulter ?

 

Consulter un psychologue ne se présente pas comme une évidence. Si se soigner, lorsque la maladie est physique, va de soi, la souffrance psychique reste souvent secondaire. Ainsi, certains états pathologiques se prolongent-ils dans le temps. Sans doute, la crainte associée au « devenir fou » joue dans cette retenue. Or, c’est tendre vers l’équilibre que de prendre en charge notre dérangement et c’est se rapprocher du désordre psychique que de ne pas en tenir cas.

Les motifs de consultations psychothérapiques sont extrêmement variés. Une situation ou un événement peut, à tout moment, excéder les ressources psychiques de chacun. Le symptôme, tel que l’entend la psychologie, advient comme une réponse, certes inadéquate car cause de souffrance et d’inconfort, face à ce qui déborde les possibilités de l’individu. Qu’il s’agisse de problèmes liés au contexte professionnel, familial ou amoureux, de troubles touchant la sphère corporelle et se répercutant sur l’intimité et le rapport à l’autre, d’un malaise plus diffus se traduisant par de l’angoisse, un vécu dépressif ou des manifestations de violence, que les phénomènes symptomatiques s’inscrivent dans la durée, ne cessent inlassablement de se répéter ou viennent faire irruption, voire effraction, dans la vie d’une personne, il importe surtout d’être à l’écoute de l’embarras voire du désarroi dans lequel tout un chacun peut se trouver pris et d’entendre avec le plus grand sérieux la demande thérapeutique, ses accents douloureux, ses versants inavouables, sa dimension de révolte.

Si la psychologie propose des classifications (telles que les phobies, les obsessions, la boulimie, les addictions…), chaque problématique s’interprète cependant au cas par cas. La prise en charge psychologique, telle que je la conçois au regard de mon expérience et de mes acquis théoriques, considère l’individu dans sa globalité, en interaction avec les autres ou en panne d’interaction, inséré dans le tissu social ou désocialisé, immergé dans une culture ou désarrimé. Autrement dit, pas deux phobies identiques, pas deux inhibitions pareilles, pas deux mêmes anxiétés ! Si le phénomène se présente avec des airs de déjà vu, sa cause doit être envisagée dans sa complexité, en tenant compte de la singularité du parcours individuel. Ainsi, il n’est pas question de se référer, aussi tentant cela soit-il, à une norme ou à la pression sociale qui voudrait qu’on aille toujours bien malgré les tensions environnantes, mais d’inviter chacun à énoncer ses difficultés et à entreprendre un travail psychothérapique qui lui permettra de les mesurer pour ensuite les dépasser.

De quelques symptômes plus ou moins contemporains et d’une prise en charge psychologique possible :

  • Anxiété, crise d’angoisse, stress, nervosité excessive, sentiment de panique
  • Symptomatologie en lien avec la grossesse, l’accession à la maternité et le contexte de périnatalité (dépression du post-partum, décompensation puerpérale, angoisses…)
  • Troubles des conduites alimentaires : boulimie, anorexie…
  • Traumatismes (associés à un événement ou à une situation de longue durée : guerre, catastrophe naturelle, viol, torture, accident, incendie…)
  • Expatriation ou problématiques liées aux situations d’exil (cf Psychologie interculturelle)
  • Addictions
  • Phobies
  • Obsessions
  • Désordres psychosomatiques
  • Insomnies et pathologies du sommeil
  • Deuil
  • Ruptures familiales
  • Dépression, accès mélancoliques, pensées suicidaires

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